C'est une insuffisance circulatoire aiguë

3.1. C'est une insuffisance circulatoire aiguë


Le diagnostic du choc est clinique et facile devant la conjonction de signes évocateurs :

  • cardio-vasculaires : pouls rapide et filant, quelquefois uniquement perçu au niveau fémoral ou carotidien, souvent pouls paradoxal (réduction de l'amplitude du pic systolique à l'inspiration), parfois bradycardie extrême. Les veines sont plates, la PA est normale ou basse, avec pincement de la différentielle. Il existe une oligo-anurie.
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  • cutanés : marbrures des genoux, sueurs froides, augmentation du temps de recoloration capillaire.
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  • neuro-sensoriels : vertiges, agitation, angoisse, obnubilation, prostration, coma.
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  • respiratoires : polypnée superficielle, cyanose des lèvres et des extrémités.
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  • généraux : soif, hypothermie.
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    Il faut rappeler que l'apparition de ces signes témoigne déjà d'une spoliation de 25 à 40 % de la masse sanguine (soit 1000 à 1700 ml de pertes sanguines chez un sujet de 60 kg). La valeur de la PA n'est donc pas un indicateur de la sévérité du choc hémorragique.

    Le danger est de sous-estimer l’hypovolémie ou l’importance de l’hémorragie. En traumatologie il faut avoir une idée des pertes sanguines impliquées par les lésions :

  • Fracture d’une côte = 125 ml
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  • Fracture d’une vertèbre ou de l’avant bras = 250 ml
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  • Fracture de l’humérus = 500 ml
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  • Fracture du fémur = 2000 ml
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  • Fracture du bassin = 500 à 5000 ml
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    Les désordres biologiques témoignent de la souffrance cellulaire : acidose métabolique, hyperlactatémie, hypoxémie, troubles de la crase sanguine, hyperkaliémie, élévation de la créatininémie.

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