Éthique et fin de vie

6.2. Éthique et fin de vie 


De nombreuses situations de fin de vie posent des questions éthiques, comme celle de l'obstination thérapeutique déraisonnable (ou "acharnement thérapeutique"), de l'euthanasie, de l'information du patient et de son consentement aux soins. En pratique, il s'agit de tout faire pour soulager (principe de bienfaisance), sans entraîner de désagrément et ne pas nuire (principe de non maléficiance). La réflexion pluridisciplinaire et les décisions que de telles questions soulèvent et qui engagent la responsabilité du médecin, doivent s'appuyer sur les principes éthiques proposés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'Association Européenne pour les Soins Palliatifs (EAPC) :

  • Le principe d'autonomie : ou chaque personne est considérée comme libre et responsable des décisions qui la concernent, et en particulier celle d'accepter ou de refuser le traitement qui lui est proposé. De ce principe découle le devoir d'informer le patient et de recueillir son consentement (article 35 du code de déontologie).
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  • Le principe de proportion : une thérapeutique n'est justifiée que si sa mise en route et ses effets sont "proportionnés" aux bénéfices et inconvénients qu'en tirera le patient. 
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  • Le principe de futilité : une thérapeutique est sans objet quand elle n'apporte aucun bénéfice au patient ; il est alors tout aussi justifié de l'arrêter qu'il l'aurait été de ne pas l'entreprendre, si l'état du patient avait d'emblée été ce qu'il est devenu. 
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    L'euthanasie, en tant que mort délibérément provoquée dans le but de mettre un terme à la souffrance du malade, n'est pas un acte de soins. Les soins palliatifs, par le soulagement et l'accompagnement qu'ils apportent tentent de réduire les situations de souffrance extrême où peut surgir cette question.

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