Lutte contre la baisse de l’hémoglobine

4.4. Lutte contre la baisse de l’hémoglobine


La baisse de l’hémoglobine ne peut pas se corriger immédiatement car les mécanismes compensateurs (augmentation de la synthèse de l’hémoglobine, érythropoïèse) sont retardés. La baisse de l’hémoglobine participe à la baisse du transport de l’oxygène. Une baisse de l’hémoglobine peut être tolérée chez un patient chez un patient normovolémique ayant un cœur sain. Ce n’est pas le cas en présence de signes de choc. L’indication de l’apport de concentrés érythocytaires repose d’abord sur la tolérance clinique que sur un chiffre d’hémoglobinémie. Il faut savoir anticiper la nécessité de transfusion. Chez le sujet sain la transfusion peut être indiquée en dessous de 7 g.Dl, en cas d’insuffisance cardiaque ou coronarienne le seuil se situe vers 10 g Dl ou 30 % d’hématocrite.

Le chiffre d’hémoglobine peut être rapidement évalué (moins de 20 sec) à l’admission du patient grâce à un appareil équivalent à un « dextro » : l’hémocue®.






Il peut être dangereux d’attendre le résultat d’une numération formule sanguine classique (dont le prélèvement et le traitement au laboratoire est plus long). Le critère primordial est clinique (contrôle de l’hémorragie ou non). 

Normalement la transfusion nécessite la double détermination du groupe sanguin (quand le patient n’est pas porteur d’une carte de groupe sanguin valide), la recherche d’agglutinines irrégulières, et la réalisation d’un bilan pré-transfusionnel après accord du patient (Anticorps anti-VIH, anti-VHC, ALAT) mais une situation d’urgence vitale immédiate (hémorragie massive incontrôlée) peut imposer le recours à une transfusion en sang O négatif. Ceci ne dispense cependant pas du contrôle ultime au lit du patient.

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